La dépression psychotique

La dépression psychotique est une forme sévère de dépression. Elle associe les symptômes dépressifs classiques — tristesse profonde, troubles du sommeil importants, sentiment de désespoir intense — à des symptômes psychotiques comme des hallucinations ou des délires.

L’association de ces deux dimensions rend la vie quotidienne particulièrement difficile pour les personnes concernées et leurs proches.

Face à un tel trouble, il est essentiel de consulter un psychiatre rapidement. La prise en charge repose sur :

  • une prescription pharmacologique associant antidépresseurs et antipsychotiques ;
  • dans certains cas, des séances d’électroconvulsivothérapie (ECT) sous anesthésie générale ;
  • un suivi en psychothérapie.

Cet article présente les symptômes, causes et options thérapeutiques de la dépression psychotique.

en bref

  • La dépression psychotique est une forme sévère de dépression.

  • Elle associe symptômes dépressifs (tristesse profonde, troubles du sommeil, désespoir) et symptômes psychotiques (hallucinations, délires).

  • Elle constitue une urgence psychiatrique avec un risque suicidaire élevé.

  • Sa prise en charge nécessite l’intervention d’un psychiatre et un traitement pharmacologique spécifique.

  •  Une psychothérapie de soutien complète l’accompagnement.

C'était le résumé de ce que nous allons voir dans cet article 

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Dépression psychotique, c’est quoi ?

La dépression psychotique est un trouble de l’humeur sévère, sous-catégorie de la dépression classique. Les symptômes dépressifs sont intenses :

  • une tristesse profonde et persistante ;
  • une perte d’intérêt généralisée (anhédonie) pour toute activité ;
  • des troubles du sommeil et une fatigue extrême ;
  • des altérations cognitives et une baisse marquée de l’estime de soi.

À ces signes s’ajoutent des symptômes psychotiques : essentiellement des hallucinations et des délires.

Les hallucinations

Une personne souffrant d’hallucinations perçoit des choses qui ne sont pas réelles. Les plus courantes sont auditives (entendre des voix), mais elles peuvent aussi être visuelles, olfactives, tactiles ou gustatives.

Les délires

Un délire correspond à des croyances irrationnelles et tenaces, dont la personne ne parvient pas à se défaire malgré les preuves contraires. Par exemple, si elle est convaincue que d’autres personnes ou des entités veulent lui nuire, on parle de délire paranoïaque.

Psychose : définition

La psychose est un trouble mental caractérisé par une perte de contact avec la réalité. Elle peut se manifester par des hallucinations, des délires, une pensée désorganisée et des altérations du comportement.

Les personnes concernées ont du mal à distinguer ce qui est réel de ce qui ne l’est pas. Ces symptômes peuvent affecter considérablement le fonctionnement quotidien et nécessitent fréquemment une intervention médicale spécialisée.

La psychose doit être prise en charge par des spécialistes en psychiatrie, avec un suivi adapté à chaque situation.

L'état émotionnel d'une personne ne se voit pas forcement sur son visage.

Le combo psychose et dépression : plusieurs pathologies possibles

D’autres maladies peuvent générer des manifestations dépressives et symptômes psychotiques, comme la schizophrénie ou la bipolarité.

Il est important de consulter rapidement un médecin spécialisé en psychiatrie afin d’identifier la nature précise des troubles psychotiques, d’affiner le diagnostic pour avoir une prise en charge adaptée. Voici les principaux états où l’on peut observer à la fois des symptômes psychotiques et dépressifs :

  • Le trouble bipolaire de type I (anciennement appelé psychose maniaco-dépressive). La personne atteinte de bipolarité alterne entre des épisodes de manie (grande exaltation) et de dépression intense. La présence de symptômes psychotiques peut survenir aussi bien lors des phases maniaques que dépressives.

  • La schizophrénie est un trouble psychiatrique caractérisé par des distorsions de la pensée, des perceptions et du comportement. Elle engendre notamment hallucinations, délire et discours désorganisé, en plus des symptômes dépressifs.

  • Le trouble schizoaffectif se caractérise par la présence de symptômes psychotiques comme ceux observés dans la schizophrénie, et des symptômes de troubles de l’humeur lors d’épisodes thymiques (maniaques, dépressifs ou mixtes).

  • Les troubles délirants peuvent être érotomaniaques, grandioses, jaloux, persécutoires, somatiques. La personne atteinte de trouble délirant peut manifester un ou plusieurs délires persistants qu’elle vit et ressent comme si c’était la réalité.

  • Les démences, la maladie d’Alzheimer, etc… Les personnes qui en sont atteintes peuvent développer des symptômes dépressifs et psychotiques, en particulier à mesure que la maladie progresse.

  • Une forme sévère de dépression post-partum avec crise psychotique peut survenir chez certaines femmes après l’accouchement.

  • La prise de certaines substances, drogues ou médicaments, peut provoquer des symptômes dépressifs et psychotiques. Il en va de même lors du sevrage.

  • Certains contextes médicaux peuvent entraîner des symptômes dépressifs et des épisodes psychotiques, par exemple dans le cas de tumeurs cérébrales, de troubles de la thyroïde, etc.

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Dépression psychotique : les symptômes dépressifs

Les symptômes d’un trouble dépressif varient d’une personne à l’autre. On observe le plus souvent :

  • une tristesse persistante ;
  • une insensibilité au plaisir (anhédonie) et un désintérêt pour les activités habituelles ;
  • de l’apathie et une tendance à la procrastination ;
  • un isolement social croissant ;
  • une fatigue intense et des troubles du sommeil (hypersomnie ou insomnies) ;
  • des troubles de l’appétit avec perte ou prise de poids ;
  • des difficultés cognitives (concentration, mémoire, prise de décision) et une baisse des performances ;
  • une baisse de l’estime de soi, des sentiments de culpabilité et d’inutilité ;
  • une diminution du désir sexuel.

La personne a également tendance à cogiter excessivement, à se perdre dans des ruminations interminables. Elle peut être sujette à des angoisses récurrentes, des idées noires, voire des pensées suicidaires.

Troubles psychotiques : les symptômes

Les différents symptômes de psychose pouvant être observés dans cette dépression sont principalement des altérations de la pensée et de la perception. De ce fait, les patients présentant ce type de symptômes ont de grandes difficultés à distinguer ce qui est réel de ce qui ne l’est pas.

En outre, les troubles psychotiques impactent souvent les capacités cognitives, voire psychomotrices.

Un état dépressif avec troubles psychotiques nécessite une prise en charge immédiate avec un traitement, car il existe un risque important de passage à l’acte suicidaire ou autres comportements dangereux.

Les délires

Ce sont des croyances fausses qui ne sont empreintes d’aucune réalité. Les patients sont convaincus de ce qu’ils croient, bien que des preuves du contraire soient flagrantes.

Dans le contexte de la dépression, ces délires sont souvent de nature négative et peuvent générer des pensées suicidaires. Voyons plusieurs exemples de manifestations délirantes.

La personne en délire peut croire qu’elle est ruinée financièrement même si ce n’est pas vrai (délire de ruine ou de pauvreté). Elle peut être convaincue que son corps pourrit de l’intérieur (délire somatique).

La personne peut se persuader qu’elle a commis une faute impardonnable ou qu’elle est responsable d’une catastrophe qui n’est pas arrivée (délire de culpabilité). Elle peut penser qu’une force extérieure contrôle ses pensées et ses mouvements (délire de passivité).

Elle peut avoir la conviction que le monde n’a pas de sens ou qu’il n’existe plus (délire d’indignité ou de nihilisme).

Enfin, n’oublions pas la paranoïa qui est un ensemble de croyances irréelles générant une anxiété excessive ainsi que des angoisses profondes et irrationnelles chez le patient.

Par exemple, il peut être convaincu que d’autres personnes lui veulent du mal, cherchent à le maltraiter, le persécuter… et il craint pour sa vie (délire paranoïaque).

Un homme seul, isolé, atteint de dépression.

Les hallucinations

Ce sont des perceptions qui se produisent en l’absence de stimuli externes. Les patients peuvent voir, entendre et sentir des choses ou des personnes qui n’existent pas.

Lorsqu’une personne a des hallucinations auditives, elle peut entendre des voix lui donnant des ordres ou lui faisant des commentaires désobligeants. L’hallucination peut également être visuelle, olfactive, gustative et tactile (par exemple avec la sensation que quelque chose touche ou rampe sur la peau).

Pensées désorganisées, altérations cognitives et motrices

La pensée désorganisée se matérialise par une difficulté à entretenir et à suivre une conversation. Il y a des problèmes de concentration et de mémoire (altérations cognitives). La personne perd le fil de ses idées. Sa façon de parler est incohérente et l’organisation de ses pensées illogique. Elle apparaît comme « déconnectée ».

Dans des cas sévères, il est possible d’observer des problèmes de motricité, tels que l’akathisie (agitation intérieure et besoin incessant de bouger), la catatonie (agitation avec mouvements inhabituels et répétitifs, ou immobilité prolongée), etc.

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Les causes de la dépression psychotique

Les causes du développement d’une dépression avec troubles psychotiques sont multifactorielles : biologiques, génétiques, psychologiques et environnementales.

Concernant les facteurs biologiques et génétiques, des études scientifiques sont toujours en cours comme celles de nombreuses affections psychiatriques. Le développement d’une maladie mentale telle que la dépression est le résultat d’une combinaison de plusieurs facteurs.

Les facteurs biologiques

Des déséquilibres neurochimiques peuvent contribuer à la survenue de la dépression avec troubles psychotiques.

Les neurotransmetteurs (substances chimiques permettant aux cellules nerveuses de communiquer entre elles) comme la sérotonine, la dopamine et la noradrénaline jouent un rôle important dans la régulation de l’humeur et des émotions.

Donc, s’il y a des anomalies dans la transmission ou la régulation de ces neurotransmetteurs, cela peut impliquer l’apparition de signes dépressifs et psychotiques.

Une encéphalite (inflammation du cerveau) pourrait altérer la fonction cérébrale et contribuer à la fois aux symptômes dépressifs et psychotiques. Il est également possible que l’encéphalite soit liée à une infection au niveau du système immunitaire.

D’autres dysfonctionnements cérébraux pourraient favoriser la venue de symptômes psychotiques et dépressifs.

C’est le cas notamment lorsqu’il y a une libération élevée et prolongée de cortisol (l’hormone du stress), ou encore, s’il y a un dysfonctionnement ou atrophie au niveau de l’hippocampe induisant une altération des capacités cognitives (comme c’est le cas dans les démences, la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson).

Des bouleversements hormonaux (grossesse, ménopause) peuvent augmenter le risque de dépression psychotique.

Un homme déprimé seule dans sa chambre.

Le facteur génétique

Certaines études suggèrent qu’il existe une susceptibilité génétique à la dépression, même s’il n’existe pas de gène unique identifié comme étant « le gène de la dépression ». Plusieurs gènes seraient en cause, notamment certaines parties de ces gènes.

Chaque individu reçoit 50% du génome de ses parents biologiques : cela signifie que si vous avez un parent qui a souffert de dépression avec troubles psychotiques, vous avez un risque plus élevé de développer la maladie vous-même, mais sans aucune fatalité.

Outre la génétique, l’environnement familial d’un individu (les comportements et les expériences vécues en famille) fait partie de l’hérédité, et peut avoir un impact sur la prédisposition à la dépression.

Les facteurs psychologiques et environnementaux

Certains psychismes et certaines personnalités présentent un terrain davantage favorable à la dépression. En effet, une personne qui a tendance à être pessimiste, à se juger sévèrement et à manquer de confiance en soi sera plus vulnérable.

D’autre part, une personne ayant du mal à gérer le stress ou souffrant de troubles mentaux comme l’anxiété ou le SPT (Stress Post Traumatique) sera également plus susceptible de développer un état dépressif avec troubles psychotiques.

Des expériences de vie stressantes ou bouleversantes favorisent le déclenchement de troubles dépressifs. Pour ne citer que quelques exemples : la perte d’un être cher, une séparation, un licenciement, une mutation, la précarité, des situations traumatiques (négligence, abus, harcèlement, violences), etc.

Traitement de la dépression psychotique

Le traitement de cette maladie mentale comporte plusieurs approches : une prescription pharmacologique et une psychothérapie. Il est important de consulter en psychiatrie dès l’apparition de symptômes psychotiques car il y a un risque de passage à l’acte suicidaire.

En effet, la prise de médicaments de type antidépresseur et antipsychotique est nécessaire pour protéger les patients de leurs pensées et agissements potentiellement dangereux.

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La médication pour faire face à la dépression psychotique

La dépression psychotique est généralement traitée avec une combinaison d’antidépresseurs et d’antipsychotiques. Les antidépresseurs permettent d’apaiser les symptômes du trouble dépressif en régulant les déséquilibres chimiques dans le cerveau. Les antipsychotiques aident à canaliser les symptômes du trouble psychotique.

Un suivi rigoureux en psychiatrie (hôpital ou cabinet privé) est indispensable pour suivre le « bon fonctionnement » du traitement. Ces médicaments produisent souvent des effets secondaires importants.

Il est primordial qu’un psychiatre puisse surveiller l’efficacité (ou non) de la prescription, constater s’il y a un équilibre acceptable entre les bénéfices et les désagréments des effets secondaires.

Il peut arriver que le traitement médicamenteux ne produise pas les résultats escomptés sur certains patients. Le psychiatre peut alors proposer de pratiquer des séances d’ECT (électroconvulsivothérapie) anciennement appelées « électrochocs ».

Cette méthode est utilisée notamment pour les dépressions récalcitrantes, la bipolarité et la schizophrénie. Ces séances se passent sous anesthésie générale et consistent à envoyer un courant électrique au niveau du crâne du patient afin de déclencher une crise convulsive.

Cette méthode donne de bons résultats, elle n’est pas utilisée en premier recours du fait des pertes de mémoires passagères engendrées (sur les périodes où ont lieu les séances d’ECT).

Un homme triste entrain de penser à la cause de sa dépression

Psychothérapie, hypnose et méditation en pleine conscience

La psychothérapie de soutien, l’hypnothérapie et la méditation en pleine conscience sont des alliés précieux pour les patients en psychiatrie.

La psychothérapie aide la personne à traverser sa maladie. C’est un espace de parole où le patient peut exprimer l’ensemble de ses ressentis et de ses souffrances. Le thérapeute peut lui permettre aussi de mieux comprendre sa maladie et son origine. De fait, le patient peut progresser sur ses pensées, ses comportements et ses réactions émotionnelles.

La participation à des groupes de soutien peut également apporter une aide précieuse au malade : elle lui permet de mieux identifier et verbaliser ses émotions en prenant conscience du vécu de la maladie exprimé par les autres participants.

La méditation en pleine conscience ne signifie pas tenter de faire le vide dans son esprit. Elle consiste à accueillir les pensées et les sensations (agréables, douloureuses, neutres), et les laisser traverser l’esprit sans jugement et sans les retenir.

Cette pratique doit être sérieusement encadrée (modalités, déroulement, durée de la séance) car si elle est trop intense ou inadaptée, des effets secondaires sont possibles (crise d’angoisse, euphorie, etc.), ce risque étant accru pour les sujets en état de SPT ou de psychose.

Les Cabinets Oser le Changement proposent des accompagnements en reprogrammation mentale sur quelques séances. La Méthode d’Activation Neuronale du Changement regroupe plusieurs techniques, dont l’hypnose, l’IFS, la Logo synthèse et le Zéro Mental.

Les bénéfices de la thérapie brève Oser le Changement sont multiples : calmer les angoisses, améliorer le sommeil, apaiser les traumatismes, modifier positivement certains schémas de pensées négatifs et comportements souffrants, élargir le champ des possibles en abonnant les croyances limitantes, etc.

Il est à noter que les bienfaits de techniques comme l’hypnose, et la méditation en pleine conscience sont connus et reconnus par le corps médical.

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La dépression psychotique est une maladie grave qu’il faut traiter le plus rapidement possible. La prise en charge allie le plus souvent médicaments (antidépresseur et antipsychotique) et psychothérapie de soutien.

Avec un traitement adapté et un suivi régulier, les personnes atteintes de dépression psychotique peuvent retrouver un bon fonctionnement et vivre une vie normale et agréable.

FAQs

Combien de temps peut durer un épisode de psychose ?

C’est variable : quelques heures ou quelques jours. Mais il peut arriver, plus rarement, que l’épisode se prolonge sur plusieurs mois. Le diagnostic rapide suivi d’un traitement précoce permet de réduire la durée.

Comment débute l’épisode psychotique au niveau des modalités de l’apparition des signes précurseurs ?

Les signes précurseurs et les symptômes peuvent se manifester brusquement, sur un temps très court. Ils peuvent aussi apparaître petit à petit : dans ce cas, les changements de comportement de la personne atteinte peuvent tarder à être perçus par l’entourage.

La survenue d’un épisode psychotique est-il aussi fréquent chez les hommes que chez les femmes ?

Un homme dépressif seule devant sa fenêtre.

Il n’y a pas de différence en fonction du sexe : les hommes et les femmes sont également susceptibles de vivre un épisode psychotique.

Quelles drogues sont les plus susceptibles de déclencher un épisode psychotique grave et prolongé ?

L’épisode psychotique qui survient après prise d’amphétamines, de cocaïne, de PCP (phencyclidine) peut s’étendre sur plusieurs semaines. Les symptômes sont plus brefs avec d’autres substances toxiques (alcool, cannabis, etc.), et l’épisode peut s’arrêter une fois la substance éliminée par l’organisme.

Étant dépressive, si j’entends des voix dans ma tête, est-ce forcément un signe de début de manifestation psychotique ?

Entendre des voix fait certes partie de pathologies comme la schizophrénie et la psychose. Mais cette manifestation hallucinatoire peut être liée à d’autres causes beaucoup moins graves.

Certaines personnes entendent des voix de manière passagère suite à un choc traumatique, par exemple un accident. D’autres ont l’impression d’entendre une ou des voix si elles vivent de façon très isolée, etc.

Tant que la personne qui entend des voix a suffisamment de recul pour être convaincue que cette voix n’est pas réelle, il n’y a pas de problème (à la différence des schizophrènes et des psychotiques qui eux sont totalement persuadés de la réalité de ces voix).

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