Le lien entre anorexie et bradycardie

La bradycardie, ou ralentissement anormal du rythme cardiaque, est l’une des complications cardiovasculaires les plus fréquentes et potentiellement dangereuses de l’anorexie mentale. Entre 80 et 90% des personnes souffrant d’anorexie sévère présentent une bradycardie à un moment de leur maladie. Ce ralentissement cardiaque, où le cœur bat à moins de 60 battements par minute au repos (parfois descendant jusqu’à 30-40 bpm dans les cas extrêmes), résulte directement de la malnutrition profonde et des adaptations physiologiques du corps à la famine. 

En bref 

– La bradycardie est fréquente dans l’anorexie sévère

– Elle correspond à un ralentissement du rythme cardiaque

– Elle peut être potentiellement dangereuse

– Elle est liée à la malnutrition

– Elle résulte d’une adaptation du corps à la famine

C'était le résumé de ce que nous allons voir dans cet article 
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Bien que parfois asymptomatique, la bradycardie peut provoquer fatigue extrême, vertiges, malaises, et dans les cas les plus graves, un arrêt cardiaque soudain. Cette complication cardiaque représente l’une des principales causes de mortalité dans l’anorexie, rendant sa surveillance et sa prise en charge absolument cruciales. 

Après avoir exploré les effets psychologiques de l’anorexie, il est vital de comprendre comment ce trouble affecte dangereusement le cœur.

Qu’est-ce que la bradycardie ?

La bradycardie se définit par une fréquence cardiaque anormalement basse au repos.

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Définition médicale

En médecine, on parle de bradycardie quand la fréquence cardiaque au repos descend en dessous de 60 battements par minute (bpm). Chez une personne saine, le cœur bat normalement entre 60 et 100 bpm. Chez les athlètes très entraînés, une bradycardie « physiologique » entre 40 et 60 bpm peut être normale et même bénéfique, reflétant un cœur puissant et efficace.

Mais dans l’anorexie, la bradycardie est pathologique. Elle résulte de la malnutrition et non d’un entraînement sportif. Elle s’accompagne souvent de symptômes et d’autres anomalies cardiaques. Elle augmente le risque de complications graves.

Sévérité variable

Dans l’anorexie, la bradycardie peut être plus ou moins sévère. La bradycardie légère se situe entre 50 et 60 bpm et elle est alors le plus souvent asymptomatique. La bradycardie modérée oscille entre 40 et 50 bpm et peut provoquer fatigue et vertiges. La bradycardie sévère descend à moins de 40 bpm, présente un risque de complications graves, et nécessite une surveillance médicale rapprochée voire une hospitalisation.

Dans les cas extrêmes de dénutrition, le cœur peut ralentir jusqu’à 30-35 bpm. Il s’agit là d’un niveau critique où l’arrêt cardiaque peut survenir à tout moment.

Distinction avec l’athlète

Il est crucial de différencier la bradycardie de l’anorexie de celle de l’athlète. Chez l’athlète, la bradycardie s’accompagne d’un cœur puissant et agrandi. L’état de santé général est excellent. La tolérance à l’effort est bonne. Il s’agit d’une adaptation bénéfique.

Dans l’anorexie, la bradycardie s’accompagne d’un cœur atrophié et affaibli. L’état de santé général est très dégradé. L’intolérance à l’effort est manifeste. Il s’agit d’une adaptation délétère de survie.

Pourquoi l’anorexie provoque une bradycardie

Plusieurs mécanismes expliquent le ralentissement cardiaque dans l’anorexie.

Mécanisme d’économie d’énergie

Face à la famine, le corps entre en mode survie et tente d’économiser un maximum d’énergie. Le cœur, organe très énergivore (il bat 100 000 fois par jour et consomme beaucoup d’oxygène), est une cible prioritaire pour les économies d’énergie.

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En ralentissant le rythme des battements du cœur, le corps réduit la consommation énergétique cardiaque. C’est une adaptation « intelligente », à court terme, pour survivre à la famine, mais qui s’avère dangereuse si elle persiste.

Atrophie du muscle cardiaque

La malnutrition provoque une fonte de tous les muscles du corps, y compris le cœur qui est un muscle. Le myocarde (muscle cardiaque) s’atrophie, perd de sa masse et de sa force, devient plus petit et plus faible.

Un cœur atrophié ne peut plus pomper aussi efficacement et de ce fait ralentit naturellement. Des études d’échocardiographie montrent des réductions significatives de la masse ventriculaire gauche chez les personnes anorexiques.

Hypotension et déséquilibres électrolytiques

La malnutrition provoque une hypotension (tension artérielle basse). Face à une pression artérielle basse, le système nerveux autonome peut « laisser » le cœur ralentir car il n’y a pas besoin de pomper fort.

Les déséquilibres électrolytiques (potassium, magnésium, calcium) perturbent la conduction électrique cardiaque, pouvant ainsi ralentir le rythme ou causer des arythmies.

Activation du système nerveux parasympathique

Le système nerveux autonome (SNA) dirige les fonctions involontaires du corps (respiration,  digestion, etc.). Le SNA comporte deux branches : le sympathique qui accélère le cœur et le parasympathique qui ralentit le cœur. Dans l’anorexie, on observe une hyperactivité du système parasympathique via le nerf vague.

Cette activation vagale excessive ralentit le cœur de façon chronique. Les mécanismes exacts sont débattus mais impliquent probablement des adaptations neuroendocriniennes à la famine.

Hypothyroïdie fonctionnelle

L’anorexie provoque un ralentissement thyroïdien (baisse des hormones T3 et T4). Les hormones thyroïdiennes régulent le métabolisme général, y compris la fréquence cardiaque. Leur baisse contribue au ralentissement de tout le métabolisme, cœur compris.

Carences nutritionnelles

Certaines carences spécifiques affectent la fonction cardiaque. La carence en thiamine (vitamine B1) peut provoquer une maladie grave, le béribéri cardiaque, qui est une affection potentiellement mortelle. La carence en magnésium et en potassium perturbe le rythme du cœur tandis que la carence en protéines affaiblit le muscle cardiaque.

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Symptômes à surveiller

La bradycardie peut être asymptomatique ou provoquer divers symptômes selon sa sévérité.

Fatigue extrême

Le symptôme le plus fréquent est une fatigue profonde et constante  avec un épuisement qui survient dès le moindre effort. Une sensation d’être « sans force » persiste et un besoin de dormir excessif apparaît. Une incapacité à accomplir les tâches quotidiennes s’installe.

Cette fatigue résulte du fait que le cœur, à cause de sa lenteur de battements, ne pompe pas assez de sang et d’oxygène vers les organes et muscles.

Vertiges et étourdissements

Le manque d’oxygène au cerveau provoque des vertiges fréquents. Une sensation de tête qui tourne apparaît, particulièrement en se levant (hypotension orthostatique aggravée). Des étourdissements constants se manifestent. Une sensation d’instabilité persiste.

Syncopes et malaises

Dans les cas plus sévères, des pertes de connaissance peuvent survenir. Des malaises brefs avec sensation de « partir » se produisent. Des syncopes (évanouissements complets) apparaissent. Des chutes avec risque de blessures surviennent régulièrement. Ces épisodes signalent un réel danger et nécessitent une consultation urgente.

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H3 : Essoufflement

Paradoxalement, un cœur lent peut provoquer un essoufflement. Une difficulté à respirer apparaît même au repos. Un essoufflement marqué survient au moindre effort. Une sensation de manquer d’air se manifeste. Une incapacité à monter des escaliers s’installe.

Douleurs thoraciques

Certaines personnes ressentent des douleurs ou une gêne thoracique. Une sensation d’oppression apparaît. Des douleurs ou un inconfort dans la poitrine se manifestent avec un sentiment persistant que le cœur « ne bat pas assez fort ». Ces symptômes nécessitent une évaluation cardiaque urgente.

Frilosité aggravée

La bradycardie aggrave la frilosité déjà présente dans l’anorexie. Les extrémités sont glacées (mains, pieds bleus ou violacés). L’impossibilité de se réchauffer persiste. Une sensation permanente de froid s’installe.

Troubles cognitifs

Le manque d’oxygénation cérébrale affecte les fonctions cognitives. Les difficultés de concentration s’aggravent. Des troubles de mémoire apparaissent et une confusion se manifeste. Un ralentissement de la pensée s’installe.

Conséquences graves possibles (arrêt cardiaque, syncope)

La bradycardie dans l’anorexie peut avoir des conséquences potentiellement mortelles.

Arrêt cardiaque soudain

C’est le risque le plus grave et la première cause de mortalité dans l’anorexie. Le cœur déjà très ralenti peut s’arrêter brutalement, sans signe avant-coureur dans certains cas, particulièrement la nuit pendant le sommeil, ou lors d’un effort même minime.

Le risque est maximal quand la bradycardie descend sous 40 bpm ou s’accompagne d’autres troubles du rythme.

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Arythmies malignes

La bradycardie peut s’accompagner ou évoluer vers des troubles du rythme dangereux. Des pauses sinusales surviennent : le cœur « saute » des battements. Des blocs auriculo-ventriculaires apparaissent signalant une conduction électrique perturbée. Des torsades de pointes peuvent se produire (arythmie ventriculaire mortelle). Une fibrillation ventriculaire peut causer un arrêt cardiaque.

Ces arythmies sont favorisées par les déséquilibres électrolytiques fréquents dans l’anorexie.

Syncopes et traumatismes

Les évanouissements répétés créent un risque de blessures. Des chutes avec traumatismes crâniens surviennent. Des fractures apparaissent facilement car les os sont fragilisés par l’ostéoporose. Des accidents peuvent se produire en conduisant, dans les escaliers, etc. Les syncopes peuvent signaler en outre un risque d’arrêt cardiaque imminent.

Insuffisance cardiaque

À long terme, un cœur chroniquement lent et affaibli peut développer une insuffisance cardiaque. Une incapacité du cœur à pomper suffisamment de sang s’installe. Des œdèmes apparaissent avec un gonflement des chevilles et des jambes, un essoufflement permanent persiste. Une accumulation de liquide dans les poumons se produit.

Aggravation pendant le sevrage ou la renutrition

Paradoxalement, la période de renutrition peut être dangereuse sur le plan cardiaque. Le SRI (syndrome de renutrition inappropriée) peut aggraver les déséquilibres électrolytiques. Le cœur doit s’adapter à des demandes métaboliques croissantes. Le risque d’arythmies augmente pendant cette phase de transition.

C’est pourquoi la renutrition doit être progressive et médicalement surveillée.

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Examens médicaux pour évaluer la bradycardie

Plusieurs examens permettent de diagnostiquer et surveiller la bradycardie et ses risques.

Prise du pouls et tension artérielle

L’examen le plus simple consiste en une mesure régulière du pouls au repos et de la tension artérielle. Le pouls radial (au poignet) ou carotidien (cou) est pris. Le comptage se fait sur 1 minute complète. La mesure s’effectue en position allongée, assise et debout, ce qui permet de rechercher une hypotension orthostatique.

Tout pouls inférieur à 50 bpm nécessite une surveillance médicale rapprochée.

Électrocardiogramme (ECG)

L’ECG est l’examen de référence pour évaluer le rythme cardiaque. Un ECG de repos avec un enregistrement de quelques minutes est réalisé. L’analyse de la fréquence cardiaque est effectuée. L’identification d’éventuels troubles du rythme ou de conduction est menée. La recherche de signes d’ischémie, c’est-à-dire le manque d’oxygène au niveau du cœur, est pratiquée.

L’ECG peut révéler des anomalies dangereuses : allongement de l’intervalle QT (risque d’arythmie mortelle), blocs de conduction, extra-systoles.

Holter ECG (enregistrement continu)

Pour une évaluation plus complète, un Holter ECG 24 heures ou 48 heures peut être prescrit. Un petit boîtier portatif enregistre le rythme cardiaque en continu. Il permet de détecter les bradycardies nocturnes. Il identifie les arythmies intermittentes et il évalue la variabilité du rythme.

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Échocardiographie

L’échographie cardiaque évalue la structure et la fonction du cœur. Elle mesure la taille des cavités cardiaques, celle-ci étant souvent réduite dans l’anorexie. Elle évalue la fraction d’éjection, à savoir la capacité de pompage cardiaque. Elle peut détecter un épanchement péricardique, et permet de visualiser l’atrophie myocardique.

Bilan biologique

Des analyses sanguines recherchent les anomalies aggravant le risque cardiaque. Un ionogramme complet avec dosage des potassium, magnésium, calcium, phosphore, est effectué. Les fonctions rénale et hépatique sont vérifiées, et les hormones thyroïdiennes sont dosées. La troponine est une protéine produite par le muscle cardiaque lorsque celui-ci est en bonne santé. C’est elle qui permet la contraction musculaire et c’est pourquoi son dosage doit être réalisé dès qu’une suspicion de souffrance cardiaque existe.

Test d’effort

Dans certains cas, un test d’effort adapté peut être réalisé. Il évalue la réponse cardiaque à l’effort. Il détecte une incapacité d’accélération cardiaque (incompétence chronotrope). Il est contre-indiqué en cas de bradycardie sévère ou d’état général très dégradé.

Prise en charge et traitements adaptés

Le traitement de la bradycardie dans l’anorexie repose principalement sur la renutrition et la surveillance.

Renutrition progressive et surveillée

C’est le traitement fondamental et le seul réellement efficace à long terme. Une restauration progressive des apports caloriques est mise en place. Une renutrition prudente évite le SRI. L’objectif est une reprise de poids régulière (500g-1kg/semaine). Une surveillance cardiaque rapprochée accompagne la renutrition. La bradycardie se corrige généralement progressivement en quelques semaines à mois.

Hospitalisation si nécessaire

Certains critères nécessitent une hospitalisation en urgence. Une bradycardie inférieure à 40 bpm l’impose. Des syncopes répétées, des anomalies à l’électrocardiogramme (QT allongé >500 ms, troubles du rythme) l’exigent également. Une dénutrition extrême avec un IMC inférieur à 13, ainsi qu’un refus de s’alimenter nécessitent absolument une hospitalisation urgente. Dans ces contextes graves, l’hospitalisation seule permet de garantir une surveillance continue et une renutrition sécurisée.

Correction des déséquilibres électrolytiques

Les anomalies électrolytiques doivent être corrigées rapidement. Une supplémentation en potassium est donnée en cas d’hypokaliémie, magnésium et phosphore sont également apportés. Une surveillance biologique quotidienne est initialement pratiquée, puis des ajustements sont faits selon les résultats.

Repos et limitation de l’activité physique

Le cœur affaibli a besoin de repos. Une limitation stricte de l’activité physique s’impose. Un repos au lit est nécessaire si la bradycardie est sévère. Une reprise progressive de l’activité est possible après amélioration. L’exercice intensif est interdit tant que la bradycardie persiste.

Surveillance cardiaque continue

Un monitoring régulier est essentiel. Des électrocardiogrammes (ECG) sont répétés, d’abord quotidiens puis hebdomadaires. Une mesure fréquente du pouls et de la tension doit être réalisée. Un Holter ECG permettant un enregistrement en continu sur 24h est pratiqué si nécessaire. Une échocardiographie de suivi doit être programmée.

Médicaments à éviter

Certains médicaments peuvent aggraver la bradycardie et doivent être évités. Les bêtabloquants sont contre-indiqués ainsi que certains antiarythmiques. Les digitaliques sont proscrits, et il est nécessaire de s’abstenir de prescrire certains antidépresseurs.

Pacemaker rarement nécessaire

Dans de très rares cas de bradycardie extrême et persistante, la pose d’un pacemaker (stimulateur cardiaque) temporaire peut être envisagée. Ce cas de figure reste exceptionnel car la bradycardie se corrige généralement avec la renutrition.

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Accompagnement psychologique

Le traitement de l’anorexie elle-même est crucial pour éviter les rechutes. Une psychothérapie (TCC, thérapie familiale) est nécessaire. Le traitement des comorbidités (dépression, anxiété) est assuré. Un travail sur les émotions et comportements alimentaires est entrepris.

L’accompagnement proposé par Oser le Changement avec la méthode A.N.C (Activation Neuronale du Changement) peut aider à travailler sur les émotions et déclencheurs qui maintiennent le trouble alimentaire. Il s’agit d’un accompagnement complémentaire au suivi médical cardiologique et nutritionnel indispensable.

Pronostic avec traitement

Avec une renutrition appropriée, la bradycardie se corrige généralement complètement. Le cœur retrouve progressivement une fréquence normale. La fonction cardiaque s’améliore. Le risque d’arrêt cardiaque diminue considérablement.

Il faut avoir présent à l’esprit que la guérison cardiaque prend du temps, au moins plusieurs mois, et qu’elle nécessite une renutrition soutenue et durable. D’où l’importance absolue de traiter l’anorexie elle-même pour éviter les rechutes et permettre une récupération cardiaque complète.

Source 1 : American Heart Association – Bradycardia and Eating Disorders – https://www.heart.org/

Source 2 : European Society of Cardiology – Cardiovascular Complications in Anorexia Nervosa – https://www.escardio.org/

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