Pourquoi l’anorexie entraîne une perte de cheveux ?
La perte de cheveux est l’un des symptômes physiques les plus visibles et les plus perturbants de l’anorexie mentale. Elle touche une majorité des personnes souffrant de ce trouble alimentaire et peut être une source d’angoisse supplémentaire, ajoutant de la détresse à une situation déjà difficile. Cette chute capillaire n’est pas anodine : elle reflète directement l’état de dénutrition du corps de la personne et ses conséquences sur les fonctions non essentielles à la survie immédiate. Après avoir exploré les effets physiques de l’anorexie, il est important de comprendre pourquoi et comment la malnutrition affecte les cheveux, quelles carences sont en cause, et ce qui peut être fait pour limiter ces dégâts.
En bref
– La perte de cheveux est fréquente dans l’anorexie
– Elle est un signe visible de la dénutrition
– Elle résulte de carences nutritionnelles
– Elle peut être source d’angoisse supplémentaire
– Elle est en partie réversible avec une meilleure alimentation
C'était le résumé de ce que nous allons voir dans cet article

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RDV d'information préalable RDV d'information préalableLien entre anorexie et chute de cheveux
La relation entre anorexie et perte de cheveux s’explique par plusieurs mécanismes physiologiques qui sont fonctionnellement reliés entre eux et qui reflètent la réaction du corps à la dénutrition.
Le cheveu, un organe non vital
Pour comprendre pourquoi les cheveux tombent au cours de l’anorexie, il faut d’abord comprendre comment le corps hiérarchise ses priorités en situation de famine. Face à un apport calorique et nutritionnel insuffisant, l’organisme entre en mode « survie » et concentre les ressources disponibles sur les fonctions vitales : faire battre le cœur, maintenir les fonctions cérébrales minimales, assurer la respiration, préserver les organes essentiels.
Les cheveux, bien qu’ils soient importants psychologiquement et socialement, ne sont pas essentiels à la survie immédiate. Le corps « décide » donc de couper l’approvisionnement en nutriments et en énergie vers les follicules pileux pour les réserver aux organes vitaux. Cette priorisation est une réponse adaptative normale qui se manifeste par une chute capillaire visible.
Le cycle du cheveu perturbé
Le cheveu suit normalement un cycle de vie en trois phases : anagène (phase de croissance active, dure 2 à 7 ans), catagène (phase de transition, dure quelques semaines), télogène (phase de repos puis de chute, dure 2 à 4 mois).
En temps normal, environ 85 à 90% des cheveux sont en phase anagène (croissance) et seulement 10 à 15% en phase télogène (repos/chute). On perd naturellement 50 à 100 cheveux par jour sans vraiment s’en apercevoir.
Dans l’anorexie, le stress nutritionnel provoque un effluvium télogène : un nombre anormalement élevé de follicules passent prématurément en phase télogène. Le résultat est qu’au lieu de 10-15% de cheveux en phase de chute, on peut atteindre 30 à 50%, ou même plus. La perte quotidienne de cheveux peut alors grimper à 200, 300, voire davantage.

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En savoir plus En savoir plusLe délai de manifestation
Un aspect important : la chute de cheveux ne survient pas immédiatement au début de la restriction alimentaire. Il y a généralement un délai de 2 à 4 mois entre le début de la dénutrition sévère et l’apparition de la perte capillaire visible.
Ce délai correspond au temps nécessaire pour que les cheveux en phase anagène passent en phase télogène puis tombent. Cela signifie que même si une personne commence à manger mieux, elle peut continuer à perdre ses cheveux pendant quelques mois avant que la situation ne s’améliore.
Les manifestations concrètes
Comment se manifeste cette perte ? Les personnes anorexiques décrivent souvent des symptômes caractéristiques : cheveux qui tombent en grande quantité sous la douche, grosses poignées de cheveux sur la brosse, oreiller couvert de cheveux le matin. Cette raréfaction impacte la chevelure qui apparaît plus terne et moins dense.
Les cheveux ne tombent généralement pas de façon localisée (comme dans une pelade) mais de façon diffuse sur tout le cuir chevelu. La raie peut s’élargir, le volume général diminuer, le cuir chevelu devenir plus visible.
La qualité des cheveux restants
Au-delà de la quantité, la qualité des cheveux encore présents se dégrade aussi : ils deviennent ternes, cassants, secs, perdent leur brillance naturelle, se cassent facilement, développent des fourches, sont difficiles à coiffer.
Ces changements de texture reflètent le manque de nutriments nécessaires à la production de kératine de bonne qualité, celle-ci étant la protéine principale qui constitue le cheveu.

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En savoir plus En savoir plusCarences nutritionnelles responsables
Plusieurs carences spécifiques contribuent directement à la perte et à la détérioration des cheveux dans l’anorexie.
Carence en protéines
Les protéines sont essentielles à la santé capillaire car le cheveu est composé à 95% d’une protéine : la kératine. Dans l’anorexie, l’apport protéique est souvent extrêmement insuffisant. En effet, de nombreuses personnes anorexiques éliminent les viandes, les poissons, les œufs et les produits laitiers de leur alimentation, par peur des graisses ou des calories.
Sans protéines suffisantes, le corps ne peut pas produire de la kératine de bonne qualité. Les cheveux deviennent fins, fragiles, et le corps ralentit ou arrête leur croissance pour économiser les protéines disponibles pour des fonctions de l’organisme plus vitales. La kwashiorkor qui est un syndrome de malnutrition par carence protéique sévère se caractérise notamment par des cheveux décolorés, fragiles et clairsemés.
Carence en fer
Le fer est crucial pour la croissance capillaire. Il permet le transport de l’oxygène vers les cellules, y compris celles du follicule pileux. L’anémie ferriprive qui est une carence en fer dans le sang, est très fréquente dans le contexte de l’anorexie, particulièrement chez les femmes qui ont encore leurs règles ou les ont eues jusqu’à récemment.
Les causes de cette carence sont multiples : apports alimentaires insuffisants (viande rouge et légumes verts sont éliminés du régime), pertes menstruelles (quand les règles sont encore présentes au début), malabsorption intestinale liée à la dénutrition.
L’anémie ferriprive provoque une chute de cheveux caractéristique, souvent abondante et prolongée. Le cheveu est l’un des premiers indicateurs visibles d’une carence en fer.
Carence en zinc
Le zinc joue un rôle majeur dans la croissance et la réparation des tissus, y compris les cheveux. Il participe à la synthèse des protéines capillaires et régule le cycle du cheveu.
Dans le cadre de l’anorexie, la carence en zinc est fréquente car les meilleures sources (viandes, fruits de mer, graines, noix) sont souvent évitées. Les signes de carence incluent une perte de cheveux diffuse, des cheveux ternes et cassants, un ralentissement de la pousse, des problèmes de peau et d’ongles associés.

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RDV d'information préalable RDV d'information préalableCarences vitaminiques
Plusieurs vitamines sont essentielles à la santé capillaire. La vitamine D régule le cycle du follicule pileux et sa carence fréquente dans l’anorexie par manque d’exposition solaire et restriction alimentaire, est associée à une perte de cheveux.
Les vitamines B, particulièrement B12, biotine (B8), acide folique (B9), sont cruciales pour la croissance capillaire. Leur carence provoque chute, fragilité et ralentissement de la pousse. Ces vitamines se trouvent dans les aliments souvent éliminés de l’alimentation de l’anorexique tels que viandes, œufs, produits laitiers, céréales complètes.
La vitamine A participe à la production de sébum qui protège et nourrit le cuir chevelu. Paradoxalement, un excès peut aussi causer une perte de cheveux, mais dans l’anorexie, c’est généralement la carence qui pose problème.
Carence en acides gras essentiels
Les acides gras oméga-3 et oméga-6 sont importants pour la santé du cuir chevelu et la qualité du cheveu. Dans l’anorexie, la phobie des graisses conduit souvent à éliminer toutes les sources de lipides : huiles, poissons gras, noix, avocats.
Cette carence en acides gras essentiels contribue à rendre les cheveux secs, ternes, cassants. Le cuir chevelu peut devenir lui-même sec et irrité.
Carence calorique globale
Au-delà des nutriments spécifiques, c’est le déficit énergétique global qui pose problème. Le follicule pileux a besoin d’énergie pour fonctionner et produire de nouveaux cheveux. Quand le corps manque cruellement de calories, il coupe l’approvisionnement énergétique des fonctions corporelles non essentielles.
La restriction calorique sévère envoie au corps un signal de « famine » qui déclenche des mécanismes de survie, parmi lesquels l’arrêt ou le ralentissement de la croissance capillaire.

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En savoir plus En savoir plusImpacts hormonaux
Les perturbations hormonales causées par l’anorexie jouent également un rôle important dans la perte de cheveux.
Chute des hormones thyroïdiennes
La dénutrition provoque une hypothyroïdie fonctionnelle : le corps ralentit la production d’hormones thyroïdiennes (T3, T4) pour économiser l’énergie. Ces hormones régulent le métabolisme général, y compris le cycle de croissance des cheveux.
L’hypothyroïdie, même subclinique (modérée), est une cause classique de perte de cheveux. Les cheveux deviennent ternes, cassants, poussent lentement et tombent en grande quantité. Ce ralentissement thyroïdien dans le contexte d’une anorexie contribue donc directement à la chute capillaire.
Effondrement des hormones sexuelles
Chez les femmes, l’anorexie provoque un effondrement des hormones sexuelles (œstrogènes et progestérone), conduisant à l’aménorrhée (arrêt des règles). Les œstrogènes ont un effet protecteur sur les cheveux : ils prolongent la phase anagène (croissance) et retardent la phase télogène (chute). Quand les œstrogènes chutent drastiquement, cet effet protecteur disparaît. Les cheveux passent plus rapidement en phase de chute, aggravant la perte. C’est un mécanisme similaire à la chute de cheveux post-partum ou lors de la ménopause.
Chez les hommes, la chute de testostérone peut aussi affecter les cheveux, bien que l’impact soit moins documenté.

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En savoir plus En savoir plusÉlévation du cortisol
Le stress physique de la dénutrition et le stress psychologique de l’anorexie maintiennent le cortisol (hormone du stress) à des niveaux chroniquement élevés. Le cortisol en excès peut provoquer ou aggraver la perte de cheveux en perturbant le cycle capillaire et en favorisant le passage prématuré en phase télogène.
C’est ce même mécanisme qui explique la perte de cheveux liée au stress chronique ou à un choc émotionnel.
Dysrégulation de l’insuline et du glucose
Les perturbations du métabolisme glucidique dans l’anorexie peuvent aussi affecter indirectement la santé capillaire. L’hypoglycémie fréquente prive les cellules, y compris celles des follicules pileux, du glucose nécessaire à leur fonctionnement.
Solutions pour limiter la perte de cheveux
Plusieurs stratégies peuvent aider à limiter la chute capillaire et favoriser la repousse, mais la solution fondamentale reste la renutrition.
La renutrition, solution fondamentale
Il n’y a pas de secret : la seule vraie solution pour stopper la perte de cheveux et permettre la repousse est de restaurer un apport nutritionnel adéquat. Cela signifie augmenter progressivement les apports caloriques, réintroduire tous les groupes d’aliments (protéines, glucides, lipides), assurer un apport suffisant en vitamines et minéraux, reprendre du poids jusqu’à un poids santé.
La renutrition doit se faire de façon progressive et sous supervision médicale. Il s’agit d’éviter le SRI, syndrome de renutrition inapproprié qui est particulièrement dangereux dans les cas de dénutrition sévère.

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RDV d'information préalable RDV d'information préalableSupplémentation ciblée
En complément de la renutrition alimentaire, une supplémentation peut être utile, toujours sous contrôle médical. Des compléments en fer sont indiqués si une anémie est avérée avec surveillance par analyse biologique car l’excès de fer est toxique. Peuvent s’y ajouter des complémentation en zinc, en vitamines B (notamment la biotine), et en vitamine D si la carence est avérée.
Attention : les compléments alimentaires ne remplacent jamais une alimentation adéquate. Ils ne sont efficaces qu’en complément d’une vraie renutrition. Prendre des vitamines tout en continuant à se restreindre sévèrement ne résoudra pas le problème.
Patience et délai de repousse
Il faut comprendre que même avec une renutrition optimale, la repousse prend du temps. Les cheveux ne repoussent pas instantanément. Généralement la chute commence à ralentir après 2 à 4 mois de nutrition adéquate, les premiers signes de repousse apparaissent après 3 à 6 mois. Il faut 12 à 18 mois pour retrouver une chevelure normale en volume et en qualité.
Cette lenteur peut être frustrante, mais elle est normale. Le cheveu pousse en moyenne de 1 cm par mois. Il faut donc du temps pour reconstruire une chevelure dense.
Soins capillaires doux
En attendant la repousse, des soins appropriés peuvent limiter la casse et préserver les cheveux restants. Utiliser des shampoings doux, sans sulfates agressifs, espacer les lavages (2 à 3 fois par semaine maximum), éviter les brushings chauds, lissages, colorations chimiques, utiliser une brosse à poils souples, ne pas attacher les cheveux trop serrés, laisser sécher naturellement autant que possible.
Ces mesures ne stopperont pas la chute liée à la dénutrition, mais éviteront d’ajouter des dommages mécaniques ou chimiques.
Traiter les carences spécifiques
Si des carences particulières sont identifiées par analyses de sang, elles doivent être corrigées spécifiquement : traitement de l’anémie ferriprive par supplémentation en fer, correction d’une carence en vitamine D, apport de zinc si la carence est avérée.
Ces corrections doivent se faire sous supervision médicale avec contrôles biologiques réguliers.

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En savoir plus En savoir plusNormalisation hormonale
Avec la renutrition et la reprise de poids, les hormones se normalisent progressivement : les hormones thyroïdiennes remontent, les hormones sexuelles se rétablissent (retour des règles chez les femmes), le cortisol redescend.
Cette normalisation hormonale contribue à améliorer la santé capillaire. Mais encore une fois, cela nécessite une renutrition complète et durable, et non pas des solutions rapides ou partielles.
Accompagnement psychologique
La perte de cheveux dans le cadre d’une anorexie peut constituer une source d’angoisse supplémentaire, créant ainsi un cercle vicieux : l’anxiété liée à la chute peut aggraver le stress qui lui-même favorise la perte.
Un accompagnement psychologique aide à gérer cette détresse. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) peut aider à traiter l’anorexie elle-même. Dans une approche globale, l’accompagnement proposé par Oser le Changement avec la méthode A.N.C (Activation Neuronale du Changement) permet un travail sur les émotions et les déclencheurs profonds du trouble alimentaire, s’attaquant aux racines psychologiques qui maintiennent la restriction. Il s’agit d’un accompagnement complémentaire au suivi médical et nutritionnel indispensable, jamais une alternative.
Ce qui ne fonctionne pas
Il est important de clarifier ce qui ne résoudra pas le problème de la perte de cheveux. Les shampoings « anti-chute » ou « fortifiants » seuls sont inefficaces lorsque la cause de la chute est nutritionnelle, Les lotions capillaires miracles issues du marketing sont sans efficacité prouvée dans le contexte de l’anorexie. S’ils ne sont pas accompagnés de renutrition globale, les compléments alimentaires « cheveux peau ongles » et les traitements médicamenteux type minoxidil sont tout aussi inappropriés et inefficaces.
La perte de cheveux dans l’anorexie n’est pas une maladie capillaire à traiter localement. C’est un symptôme d’un problème systémique : la dénutrition. Seule la correction de la cause (renutrition) peut résoudre le symptôme (chute).
Message d’espoir
Il est essentiel de savoir que, dans la grande majorité des cas, avec une renutrition adéquate et durable, les cheveux repoussent complètement. La perte n’est généralement pas définitive, contrairement à ce qui se passe pour certaines alopécies (calvities). En effet, pendant la période d’anorexie, le follicule pileux n’est pas détruit, il est juste mis en veille forcée.
De nombreuses personnes guéries de l’anorexie retrouvent une chevelure normale, parfois même plus belle qu’avant car mieux nourrie. Cela prend du temps, de la patience, et une vraie guérison de l’anorexie, mais c’est possible.

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RDV d'ACCUEIL PERSONNALISÉ RDV d'information préalableSources
Source 1 : American Academy of Dermatology – Hair Loss and Nutritional Deficiencies – https://www.aad.org/
Source 2 : Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) – Anorexie mentale et conséquences physiques – https://www.inserm.fr/










