POURQUOI FUMER EST UNE MARQUER SOCIAL ?
Il est courant d’associer la cigarette à un rituel social, en France comme dans de nombreux pays d’Europe et ailleurs dans le monde.
Les pauses cigarette sont souvent perçues comme des moments de convivialité et d’échange.
Cette dimension sociale peut renforcer la dépendance en liant la consommation à des situations agréables ou collectives.
Toutefois, ce n’est pas le tabac qui crée le lien, mais bien l’interaction entre les personnes.
Il est possible de conserver ces moments de partage sans cigarette, en remplaçant l’habitude par d’autres rituels sociaux.
Ce n’est pas rare qu’on associe la cigarette comme lien social aussi bien en France et que dans de nombreux pays en Europe et dans le monde.
en bref
Par ailleurs, ce phénomène s’accentue considérablement avec le temps. Même si le nombre de fumeurs diminue depuis 2010, le pourcentage de la dépendance environnementale et comportementale au tabac reste encore très élevé chez les personnes à faibles revenus, sans emploi et non diplômés.
La cigarette est propice dans les milieux défavorisés
Si on met en parallèle le niveau de revenus, on constate que l’écart entre le pourcentage de fumeurs chez les personnes à faibles revenus et chez les personnes aisées est assez grand. En effet, la part de fumeurs chez les personnes aisées
s’élève à un peu plus de 18 %. Il est par contre de plus de 30 % chez les personnes à faibles revenus. De plus, on constate qu’environ 40 % des chômeurs sont des fumeurs. Presque 2 fois plus que les personnes à revenus élevés.
Cette inégalité se fait aussi ressentir au niveau des diplômes. En France, le taux de fumeurs chez les non diplômés s’élève à 32 % contre 17, 7 % chez les diplômés (chiffres de 2019). Ainsi, on peut conclure que plus on est pauvre et non diplômé, plus on fume : c’est pourquoi on peut voir la cigarette comme lien social. Comment expliquer cela ?
Cigarette comme lien social : pourquoi cette inégalité de classes au niveau des fumeurs ?
Si fumer est aujourd’hui un marqueur social, c’est pour de nombreuses raisons. Ces raisons sont évoquées par les experts et les personnes à faibles revenus. De façon globale, on peut dire que les personnes moins favorisées sont plus nombreuses à fumer parce qu’elles ont des problèmes à régler. Pour cela, elles ont recours au tabac.
Le tabac pour gérer le stress
Le stress est un phénomène assez présent chez les classes défavorisées. En effet, qui dit faibles revenus, dit aussi difficultés à joindre les 2 bouts.

Entre payer les factures à la fin du mois, boucler les crédits, il y a de quoi être stressé. Et pendant ces temps de stress, l’idée d’allumer une cigarette vient à l’esprit. Cependant, à cause de la nicotine présente dans le tabac, on devient facilement dépendant.
La gestion des émotions
Les grandes émotions sont aussi présentes chez les basses classes. Les horaires décalés, un travail acharné, les problèmes familiaux… De même que pour les fumeurs stressés, la cigarette sert d’allié aux personnes dans ces conditions.
L’analyse des risques
Les individus diplômés sont mieux placés pour analyser les risques de tabagisme et les éviter. De ce fait, ils évitent au maximum le tabac contrairement aux non diplômés.
La cigarette comme lien social : ce qu’il faut retenir
L’écart entre le taux de fumeurs dans les milieux favorisés et défavorisés se fait de plus en plus ressentir en France et dans le monde en général.

Et si on en parlait, simplement ?
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Les personnes à faibles revenus et non diplômés sont plus susceptibles de fumer. C’est pour cela qu’on considère la cigarette comme lien social. Cependant, on peut expliquer cela par les difficultés au quotidien telles que le stress, la gestion des émotions, etc.
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